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Toulouse et sa région Actu |  Sports |  Loisirs

Publié le 22/02/2013 08:37

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«Un plan inacceptable» pour les élus de Sanofi

restructuration

 

 

Le combat va se poursuivre./

 

«Nous considérons que le plan de restructuration est inacceptable en l'état». A l'issue du bouclage de l'examen du rapport réalisé par le cabinet d'expert-comptable Syndex, Pascal Delmas, élu CFDT, et les autres représentants syndicaux, ne cachaient pas leur volonté de poursuivre leur combat pour la sauvegarde du site toulousain de Sanofi et les emplois à la clé.

Les élus qui participaient hier au comité central d'entreprise à Chilly-Mazarin (siège de Sanofi) se déclaraient même, hier soir, confortés par le rapport Syndex qu'ils jugent «accablant par rapport aux conséquences sur la recherche et l'emploi». Les élus toulousains du CE pointent «une spirale négative. Alors que le groupe fait des bénéfices, on est dans un projet de restructuration exclusivement financier».

«Le rapport relève de nombreuses incohérences dans les organisations projetées, sur les effectifs ciblés, soulève de nombreuses questions et au final, c'est le succès de ce projet qui est posé», ajoute Pascal Delmas. «Ces incohérences sont en lien avec la situation entre-parenthèse du site de Toulouse alors que le cabinet d'expertise Syndex a été t dans l'impossibilité de travailler sur le devenir des 408 salariés dont le sort reste en suspens», souligne encore Pascal Delmas.

Les élus de l'intersyndicale comptent bien faire part de ces réflexions à Jean-Pierre Saintouil, chargé d'une mission d'audit, par le ministère du Redressement productif. Première prise de contact aujourd'hui même à Toulouse.


DNCA Invest Global Leaders a acquis Sanofi et Coloplast en janvier

Agence Option Finance | Publié le 22/02/2013 à 14:49 | Mise à jour le 22/02/2013 à 14:49 | Réactions (0)

En janvier, le fonds DNCA Invest Global Leaders a cédé Vertex, après une variation importante de 20% pendant le mois, non justifiée par de nouveaux événements. Le gérant note aussi l'acquisition de deux nouvelles participations : Sanofi et Coloplast (fournisseur mondial de produits et de services de santé destinés essentiellement aux seniors, implanté au Danemark). Compte tenu du vieillissement rapide de la population mondiale, la demande pour ces produits augmente vite, et malgré les valorisations relativement élevées de la société, il s'agit manifestement d'un investissement à long terme.

La société de gestion est relativement optimiste concernant les marchés des actions à moyen terme ; en dépit de leurs fortes fluctuations au second semestre 2012, de nombreuses entreprises sont correctement évaluées. Reste à savoir si cette évolution à la hausse des marchés des actions ne nécessite pas une correction bien méritée. Le fonds a donc conservé entre 14% et 18% de liquidités. La plupart des participations ont affiché des performances conformes ou supérieures aux indices.

Toutefois, en raison de la volatilité des devises et de la trésorerie abondante, le fonds s'est fait distancer par son indice de référence.
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Les inconnues du plan Sanofi. Inquiétudes à Montpellier.

Suite au comité central du groupe pharmaceutique, un cabinet d'experts pointe les incohérences du plan de restructuration. Peut-on parler de site stratégique à Montpellier si l'on supprime des activités de recherche et de développement.

  • Par Laurence Creusot
  • Publié le 22/02/2013 | 10:40, mis à jour le 22/02/2013 | 10:52

 

Manifestation des Sanofi de Montpellier en juillet 2012

"L'inconnue" du site de Sanofi à Toulouse reste entière, estiment des syndicalistes du groupe pharmaceutique le lendemain d'un comité central d'entreprise de la division recherche portant sur la restructuration, dictée par des choix financiers selon un cabinet d'expertise.

Le plan de la direction annoncé en juillet 2012 prévoit d'ici à 2015 914 suppressions nettes d'emplois (dont 170 dans la recherche et développement) et 800 redéploiements par mobilité interne, dont 300 d'une région à l'autre.  A Montpellier ce sont près de 250 postes qui doivent être supprimés ou déplacés.

Dans ses conclusions, le rapport du cabinet d'experts Syndex mandaté par le CCE est critique sur les motifs et les modalités de la restructuration.
Il s'interroge aussi sur la baisse constante des ressources allouées à la branche de recherche et développement R&D Sanofi
Le cabinet estime qu'il faudrait que la direction supprime 343 postes (et non 170 comme annoncé en juillet) pour atteindre l'objectif qu'elle s'est fixé.

A Montpellier, l'un des sites les plus touchés, "le recentrage stratégique proposé paraît bien fragile", dit Syndex. De manière plus générale, le cabinet juge que "la nature et les modalités de mise en ouvre du présent projet sont de nature à aggraver la situation du collectif".
La représentante CFDT du site de Montpellier qui siège au CCE en donne quelques exemples :"que dire de la suppression du quart des effectifs à Montpellier consacrée aux tests sur animaux ou encore du déplacement du développement chimique à Sisteron ?"


Incohérence entre la politique affichée et les moyens engagés

"La stratégie scientifique mise en avant dans le projet apparaît bien timorée au regard de l'ambition affichée de la direction de la R&D Sanofi et des moyens d'un des plus grands groupes de santé au monde", ajoutent les experts.
"Un nouveau modèle de R&D plus +financiarisé+ semble émerger, dans lequel le groupe arbitrerait les projets et les ressources en fonction de critères de rentabilité et de partage de risques (...)", estime encore le cabinet d'expertise. "Les projets de recherche sont de plus en plus assimilés à des coûts fixes (ce qu'elles ont toujours été!) et non plus comme un investissement préparant l'avenir", dit-il.

Les salariés attendent la décision de la cour d'appel de Paris, le 11 mars, saisie par le CCE. Le CCE dénonce l'absence d'un plan de reclassement interne conforme, notamment pour les salariés de Montpellier dont les postes vont être supprimés.

L'intersyndicale de Toulouse (CFDT, Sud Chimie, CGT, CFE-CGC) doit rencontrer aujourd'hui 22 février un représentant de la mission ministérielle qui doit réfléchir au sort du site. L'occasion d'essayer de faire entendre au gouvernement qu'"on peut restructurer tout en gardant l'emploi", dit Pascal Delmas (CFD

 

 

Sanofi Pasteur restructure le site de Marcy-L’Etoile

Par Gaëlle Fleitour - Publié le 22 février 2013, à 17h10

PharmaciePharmacie / BiotechnologiesRhône-AlpesSanofiInvestissements industriels


© Sanofi Pasteur

Sanofi réaffirme son ancrage français à Lyon

Les syndicats de Sanofi demandent une réunion tripartite

Des productions sont transférées en France et en Inde. 400 postes sont menacés. Des investissements sont réalisés sur de nouvelles technologies.

Aux portes de Lyon, le plus grand site mondial de recherche et production de vaccins se prépare à une grande mutation. Leader mondial des vaccins devant les laboratoires occidentaux GSK, Merck et Novartis, Sanofi Pasteur doit aussi s’armer pour faire face à la concurrence de fabricants asiatiques, désormais capables de produire des vaccins sophistiqués. A Marcy-l’Etoile (Rhône), son principal site occupe 40 hectares et 90 bâtiments, dédiés à trois activités : la R&D, la chimie pour fabriquer les principes actifs des vaccins (les antigènes) et la mise en forme pharmaceutique (sous seringue ou flacon). Il exporte 97 % de sa production, à 90 % dans les pays émergents.

"Or, les prix pratiqués sur les marchés émergents, où se trouve le potentiel de croissance de nos ventes de vaccins, sont très bas, et les marges s'en trouvent sensiblement dégradées", a expliqué Christian Lajoux, le président France du groupe Sanofi, lors de son audition devant l’Assemblée Nationale en décembre. D’où "l’impératif d’être compétitif et d’adapter nos activités", explique André Dupont, directeur du site de Marcy-l’Etoile. Dans le plan de restructuration hexagonal annoncé par Sanofi en juillet 2012, la filiale Sanofi Pasteur n’est pas épargnée. Elle doit améliorer la performance économique de ses unités industrielles.

Des activités stoppées ou transférées en France et en Inde

Pour se réorganiser, Marcy-L’Etoile va stopper une partie de ses activités. Soit parce qu’elles sont jugées trop obsolètes, comme la répartition de seringues, qui aurait demandée 60 millions d’euros d’investissements, explique André Dupont. Elle va donc être transférée sur deux autres sites de Sanofi en Haute-Normandie, qui disposaient de capacités disponibles.

La fabrication de certains antigènes - comme le Pneumo 23, immunisant contre 23 types de pneumocoques - dont les prix ne peuvent plus concurrencer ceux des acteurs low cost sera également stoppée. "Ils représentent moins de 4 % de notre chiffre d’affaires", relativise André Dupont. D’autres, comme le vaccin contre la coqueluche, seront désormais produits sur le site indien de Shantha, un fabricant indien de vaccins racheté par Sanofi Pasteur en 2009.

200 millions d’euros dans un nouveau bâtiment

Pour le vaccin contre l’hépatite A, le groupe a choisi le pragmatisme : les doses à destination des voyageurs seront toujours produites à Marcy-l’Etoile, tandis que Shantha prendra en charge les doses pour les marchés émergents. Conséquence qui inquiète les syndicats : sur les 3 400 salariés de Marcy-l’Etoile, 400 devraient être reclassés sur d’autres sites : chez la filiale voisine Mérial, dédiée à la médecine vétérinaire, sur le site normand du Val-de-Reuil (Eure) de Sanofi Pasteur ou dans d’autres activités de Marcy-l’Etoile.
Car, parallèlement, le groupe continue d’investir sur ce site, afin de garder une avance technologique dans la mise au point et la production de vaccins plus sophistiqués. Plus de 800 millions d’euros ont ainsi été injectés en dix ans. Dont 200 millions dans un nouveau bâtiment de trois étages, doublant les capacités de production de trois antigènes (contre la méningite du nourrisson, la diphtérie et la fièvre typhoïde). Ne reste plus qu’à faire valider les procédés par les autorités sanitaires du monde entier, pour produire les premières doses d’ici 2015.

Gaëlle Fleitour

Un nouveau vaccin pédiatrique bientôt autorisé

Pour consolider son avance mondiale, Sanofi Pasteur n’a pas oublié sa R&D, sur laquelle planche 25 % des effectifs de Marcy l’Etoile. L’agence européenne des médicaments (EMA) vient de recommander ce vendredi l'autorisation de son vaccin Hexyon/Hexacima : un vaccin pédiatrique combiné pour six maladies, qui ne nécessite pas d’être reconstitué au moment de l’injection, contrairement à son concurrent. Une innovation que le Français compte lancer dans le monde dès cette année.

 


Goodyear: la CGT veut créer une Scop pour reprendre l'usine d'Amiens-Nord

Mardi 26 Février 2013

  

 

 

1/2Un homme manifeste devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord contre la fermeture du site, le 26 février 2013France 26/02/2013 13:45

 

La CGT de Goodyear à Amiens-Nord a créé la surprise, et repris l'initiative après le retrait de l'Américain Titan international, en annonçant mardi aux salariés son intention de monter une Scop (coopérative), pour sauvegarder l'usine menacée de fermeture.

 

 

Syndicat ultra majoritaire à l'usine d'Amiens-Nord, la CGT a dévoilé ce projet par la voix de son avocat, Fiodor Rilov, devant quelque 200 salariés rassemblés sur le parking de l'usine qui emploie actuellement 1.173 salariés.

 

Une société coopérative et participative (Scop) est une entreprise dont les salariés détiennent la majorité des parts et sont associés à la gestion.

 

 

Le groupe américain Titan International, un temps pressenti pour reprendre l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, avait finalement renoncé à ce projet.

 

Cette annonce intervient quelques jours après que la CGT a déclaré son intention d'attaquer en diffamation le PDG du groupe américain, Maurice Taylor, qui avait raillé les ouvriers d'Amiens-Nord dans une lettre cinglante adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

 

Dans le même temps, la CGT a annoncé son intention d'assigner "dans les jours qui viennent" la société-mère de Goodyear aux Etats-Unis pour réclamer "le retour des volumes de production", après s'être désisté d'une action similaire engagée en France, lorsque a été décidée "une baisse significative de la production".

 

Le projet de Scop "ne pourra se mettre en place que si une immense majorité des salariés de cette usine décide de s'en emparer", a ajouté l'avocat. Pour lui, "le projet de Titan avait un seul défaut : il était porté par Titan (...) qui refusait de signer un engagement sur la production".

 

Une réunion doit se tenir "la semaine prochaine ou dans quinze jours" pour évoquer le projet de Scop, a indiqué le représentant de la CGT, Mickaël Wamen.

 

"L'activité de pneus agraires est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux", a estimé Me Rilov.

 

Cette annonce a été accueillie avec tiédeur par le syndicat Sud.

 

"C'est un argument juridique, une parade de la CGT. La CGT propose cette solution-là uniquement pour contrer le projet de fermeture de la direction", a réagi Magid Boubeker, délégué syndical Sud.

 

Pour le syndicaliste, avec cette proposition, "on reste dans le domaine juridique. Jusqu'à présent, ça n'a pas fait ses preuves. Cela a donné plus de temps à la direction pour démanteler l'usine".

 

"Il y a une possibilité économique de poursuivre cette activité dans le cadre d'une Scop: il n'y a pas de contestation possible", a estimé l'avocat, à une condition toutefois: "Goodyear doit accepter de donner à une éventuelle Scop la marque, (...) tout ce qu'il était prêt a livrer gratuitement à Titan".

 

"S'ils nous disent non, il va falloir qu'ils expliquent au juge pourquoi ils préfèrent licencier 1.200 personnes", a poursuivi le conseil de la CGT.

 

Les salariés, vêtus de tee-shirts "Goodyear patrons voyous", se sont ensuite rassemblés en centre ville pour un "barbecue de lutte" sur le parvis de l'hôtel de ville où une banderole "Goodyear, rentabilité partout, humanité nulle part" a été déployée.

 

Ils doivent ensuite manifester à partir de 15H00, puis se rendre à l'usine où 1.173 kilos de pneus doivent être brûlés.

 

"A Sud, on ne croit pas à la voie juridique. On croit que la mobilisation de masse peut changer la donne", a conclu Magid Boubeker.

 

La CGT, elle, croit toujours à l'action judiciaire. Elle va demander, a annoncé Me Rilov, au comité d'entreprise européen de Goodyear, qui devrait se réunir le 13 mars, la suspension de toute fermeture pour irrégularité.

 

"Cette usine existera tant qu'on y croira", a lancé de son côté Mickaël Wamen.

 

 

LA CRISE

 

La prochaine crise bancaire viendra du système parallèle ?

 

Le président du directoire de la Banque Postale Philippe Wahl en conférence de presse au siège de la banque à Paris, le 6 septembre 2012

Economie 26/02/2013 13:15

La prochaine crise bancaire viendra du système bancaire parallèle, qui n'est pas soumis aux mêmes règles que le système bancaire classique, a estimé mardi le président du directoire de La Banque Postale, Philippe Wahl.

"Il y aura une nouvelle crise bancaire, nous le savons", a affirmé M. Wahl lors d'une conférence organisée par le magazine The Economist.

"Et nous savons d'où elle viendra", a-t-il ajouté, mentionnant le secteur bancaire parallèle, qui regroupe l'ensemble des acteurs non bancaires qui offrent des services de nature bancaire, le plus souvent des solutions de financement.

Ce secteur aux contours flous comprend notamment les fonds monétaires, les assureurs et les fonds alternatifs (hedge funds).

"Il est moins régulé, moins taxé, il croît et, selon moi, il représente la prochaine crise", a martelé le dirigeant de la Banque Postale.

"Nous devrions essayer de préparer l'avenir et voir comment nous pouvons empêcher cette nouvelle crise financière", a-t-il ajouté, qualifiant le secteur bancaire parallèle de "terra incognita".

Lors de son intervention, plus tôt, le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, avait également insisté sur le caractère "essentiel" du renforcement de la régulation du secteur bancaire parallèle.

Il avait rappelé l'estimation du Conseil de stabilité financière (FSB), qui évalue les actifs gérés par le secteur bancaire parallèle à 50.000 milliards de dollars.

 

 

POLITIQUE

L'Italie dans l'impasse, tente d'éviter un nouveau vote

Par James Mackenzie et Philip Pullella | Reuters – il y a 24 minutes

 

Reuters/Reuters - Décompte des bulletins dans un bureau de vote, à Rome. L'ampleur du vote protestataire aux élections de dimanche et lundi risque fort de plonger l'Italie dans une impasse politique, aucune …plus  alliance ne semblant assez forte pour former un gouvernement stable. /Photo prise le 25 février 2013/REUTERS/Yara Nardi  moins 

ROME (Reuters) - L'Italie semble plongée dans une impasse politique après des élections marquées par un vote protestataire, même si l'ex-président du Conseil Mario Monti et le chef de file du centre droit, Silvio Berlusconi, veulent éviter un nouveau vote.

Aucune alliance politique n'apparaît en mesure de former un gouvernement stable, au terme d'élections législatives marquées par la poussée des plates-formes anti-européennes de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, dont le mouvement contestataire 5 Etoiles (M5S) obtient 25,5% des voix à la Chambre des députés.

Les marchés financiers et les partenaires européens de l'Italie, avides de stabilité, redoutaient un tel scénario pour la troisième économie d'une zone euro déjà confrontée à la crise de la dette, au chômage et à la récession.

Le centre gauche de Pier Luigi Bersani, dont le Parti démocrate (PD) s'est allié à la formation Gauche, écologie et liberté (SEL), l'emporte à la chambre basse, la prime au gagnant lui garantissant automatiquement une majorité de 340 des 630 sièges de députés. L'alliance de centre droit de Silvio Berlusconi est quant à elle créditée de 124 sièges.

Mais ce n'est pas le cas au Sénat où Pier Luigi Bersani obtient 113 élus, contre 116 pour son rival de droite, même si 14 sièges restent à attribuer pour les régions du Trentin et de la Vallée d'Aoste. Pour s'assurer une majorité à la chambre haute, 158 sièges sont nécessaires.

La situation de blocage tient au fait qu'en Italie les deux chambres du Parlement disposent des mêmes prérogatives. Une coalition doit donc disposer de la majorité dans chacune d'elle pour faire adopter des réformes.

ÉVITER UN NOUVEAU VOTE

"Le vainqueur, c'est l'impossibilité de gouverner", titre mardi le quotidien romain Il Messaggero. La Repubblica note que "le premier parti du pays" est le "non parti", terme désignant le rejet de la classe politique traditionnelle.

Après le cinglant désaveu de son mouvement centriste, qui ne compte que 45 élus à la chambre basse et 18 au Sénat, Mario Monti veut éviter un retour aux urnes, plaidant pour la formation d'une "grande coalition".

Il a déclaré qu'il s'entretiendrait mardi avec son ministre de l'Economie, Vittorio Grilli, et avec le gouverneur de la banque centrale, Ignazio Visco.

Silvio Berlusconi, dont l'alliance réunit le Peuple de la liberté (PDL) et les fédéralistes de la Ligue du Nord, s'est dit ouvert à un accord avec le centre gauche, écartant l'idée d'une alliance avec les centristes de Mario Monti.

"L'Italie ne peut pas être laissée sans gouvernement, nous devons réfléchir", a-t-il déclaré dans une interview télévisée, ajoutant que chaque camp devait faire des sacrifices afin de s'entendre.

Il a, par ailleurs, affirmé ne pas être inquiet de la réaction des marchés et a minimisé l'importance de l'écart de taux qui s'est creusé entre l'Italie et l'Allemagne.

Quant à Beppe Grillo, grand vainqueur du scrutin avec 108 élus à la Chambre des députés et 54 au Sénat, il n'a pas manifesté l'intention de négocier.

Dans la mesure où les deux chambres disposent des mêmes prérogatives, le centre gauche aurait besoin du Mouvement 5 Etoiles ou du centre droit pour faire passer ses réformes.

CAMOUFLET

Les répercussions du vote ont immédiatement été ressenties sur les marchés financiers avec un repli de l'euro qui s'établissait à 1,3042 dollar en début de séance européenne, son plus bas niveau depuis le 10 janvier.

Ce vote de protestation est aussi un camouflet pour l'ancien commissaire européen Mario Monti, dont l'alliance centriste n'arrive qu'en quatrième position, loin derrière le populiste Beppe Grillo, qui a axé sa campagne sur la dénonciation des "élites" pro-européennes et d'une classe politique "corrompue".

"Ce n'est pas si surprenant que ça, compte tenu de l'ampleur de la désillusion à l'égard des formes traditionnelles de la politique", a reconnu Mario Monti.

Ces élections constituent en outre un revers cuisant pour Pier Luigi Bersani qui était donné grand favori à la fin de l'an dernier avec une avance de plus de dix points sur Silvio Berlusconi. Le chef de file du Parti démocrate a reconnu que l'Italie se trouvait dans une situation "très délicate".

A l'étranger, le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a plaidé pour un gouvernement stable et une poursuite des réformes. "Il n'y a pas d'alternative aux réformes structurelles en cours et qui prévoient la consolidation du budget et la stimulation de la croissance", dit-il dans un communiqué.

En France, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a estimé que les Italiens avaient sanctionné la politique économique imposée par l'Allemagne.

"Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés", a-t-il dit à l'occasion d'une rencontre avec la presse économique. "Je pense que les peuples ne sont pas prêts à passer sous la table et c'est la démonstration italienne."

Avec Barry Moody, Gavin Jones, Catherine Hornby, Steve Scherer, Naomi O'Leary, Lisa Jucca et Steven Jewkes, Jean-Stéphane Brosse, Guy Kerivel et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

 

ECONOMIQUE


 

SOCIAL

 

Xavier Bertrand prône la retraite à 65 ans à partir de 2025

Par AFP | AFP – il y a 11 heures

 

 

AFP/AFP/Archives - Photo Par Guillaume Baptiste - L'ancien ministre UMP du Travail Xavier Bertrand a prôné dimanche un report de l'âge de la retraite à 65 ans à partir de 2025 ou 2030 au plus tard, condition …plus  sine qua non, selon lui, de la préservation du système de retraite par répartition  moins 

L'ancien ministre UMP du Travail Xavier Bertrand a prôné dimanche un report de l'âge de la retraite à 65 ans à partir de 2025 ou 2030 au plus tard, condition sine qua non, selon lui, de la préservation du système de retraite par répartition.

"La prochaine étape pour les retraites, disons-le sans détour, c'est 65 ans entre 2025 et 2030" mais "certainement plus près de 2025", a-t-il déclaré au "Grand jury" RTL-Le Figaro-LCI.

"C'est ce qui nous permettra de garder notre système de retraite", a-t-il fait valoir tout en soulignant que "les règles du jeu" ne seraient pas modifiées pour les retraités d'aujourd'hui.

"Il va falloir accepter de travailler plus longtemps", a souligné le député-maire de Saint-Quentin (Aisne) pour qui, en attendant, la première "urgence" est d'avancer "par exemple de deux années" le passage à la retraite à 62 ans prévu en 2017 "pour équilibrer le système de retraites".

Xavier Bertrand a souhaité également que l'on "ajoute dès maintenant un étage de capitalisation" au système de retraite par répartition. "Qui peut croire, alors que l'espérance de vie augmente chaque jour qu'on peut rester exactement sur les mêmes bases" qu'un système hérité du programme du Conseil national de la Résistance, s'est-il interrogé.

L'ancien secrétaire général de l'UMP s'est de nouveau prononcé pour un système de retraite par points qui mettrait selon lui "une fois pour toutes tout le monde sur un pied d'égalité parfaite, public et privé, les artisans comme les députés".

Il garantirait aux Français les plus modestes un niveau de retraite "suffisant pour vivre et pas seulement de survivre", a-t-il assuré.

Pour Xavier Bertrand, en revanche, la désindexation des retraites complémentaires évoquée par le ministre du Budget Jérôme Cahuzac serait "la plus mauvaise des solutions parce que c'est une façon de racler les tiroirs et de ne jamais proposer de grande réforme".

"Les socialistes ont déjà baissé le pouvoir d'achat des retraités, ils voudraient leur imposer une double peine", a-t-il dénoncé.

 

 

SOCIETE

Amiante : Selon une étude nationale, 65% des artisans retraités y auraient été exposés !

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Publié le 24 février 2013 par Maxime Lambert

 

Comme le révèlent les résultats d'une étude nationale menée sur l’exposition à l’amiante des artisans retraités, il semblerait que 65% d'entre eux y auraient été exposés durant, en moyenne, 25 ans et demi.

Le programme Épidémiologie et surveillance des professions indépendantes, mené par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et le Régime social des indépendants (RSI) entre 2005 et 2009 a permis de démontrer que 65% des artisans auraient été exposés à l'amiante au cours de leur carrière. Il ressort également que cette exposition aurait été plus élevée chez les garagistes et les maçons.

La première phase de ce programme d'étude s'est concentrée sur l'Aquitaine, la Basse-Normandie et Haute-Normandie, le Limousin, le Nord–Pas-de-Calais, la Picardie et le Poitou-Charentes. Un panel de plus de 15 000 artisans, dont 85% d'hommes, ont été conviés à participer au programme mais seuls 61% d'entre eux, soit 9 125 personnes, ont répondu présents.

Les résultats de l'étude ont démontré que les salariés retraités avaient été moins exposés à l'amiante que les artisans retraités, tous secteurs d’activités confondus. Cependant, c'est dans le domaine de la construction que le plus grand nombre d'artisans touchés se démarquent. Au delà de la simple étude visée par ce programme, il a également permis de "réduire les inégalités en favorisant le suivi médical et l’accès au Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva)", comme l'ont expliqué les auteurs avant d'évoquer : "l’importance de renforcer l’information des médecins traitants, interlocuteurs des artisans pour le repérage de leurs expositions et pathologies".

 

 

 

DIVERS

Plan cancer : la fabrication d'un péril national, synonyme de budgets faramineux pour les laboratoires

Nicole Delépine explique que la convergence d'intérêts politiques et de lobbies médico-pharmaceutiques a conduit à une OPA sur le cancer : la transformation d’un fléau relatif en péril national. Extraits de "Le cancer, un fléau qui rapporte" (1/2).

Bonnes feuilles

Publié le 23 février 2013

Entre 1980 et 2005, la mortalité par cancer a diminué de 24 % chez l’homme, 22 % chez la femme. Contrairement aux assertions d’un certain nombre de négationnistes du traitement du cancer (2), la guerre contre le cancer n’a pas été perdue, même si de toute évidence elle n’est pas gagnée.

Selon l’InVS (3) et l’INCa, le nombre de nouveaux diagnostics de cancer en France métropolitaine a été en 2011 de l’ordre de 207 000 chez l’homme, 158 500 chez la femme, et celui des décès respectivement 84 500 et 63 000. [...]

Mais le cancer peut-il être vaincu ? Sûrement pas ! Ce sera de longs siècles de jeu du chat et de la souris. Quoiqu’il en soit le traitement du cancer sauve actuellement plus de 50 % des patients atteints (quitte à recevoir des traitements lourds et désagréables), et les guérit (4). Le nier relève de l’ obscurantisme à moins que ce ne soit une volonté marketing pour promouvoir d’autres approches.


Les motivations de ceux qui alertent la population sur une "épidémie de cancer" qui n’existe pas sont variées et proviennent de diverses sources. Réunies, elles peuvent faire croire à la population qu’il s’agit d’une réalité, d’un péril imminent et justifier l’intérêt que lui portent les politiques comme s’il était nouveau, en plein essor et menaçant à court ou moyen terme. Les promoteurs de l’épidémie et de l’escroquerie sortent vainqueurs. Qui sont-ils ? Multiples et variés, médiatisés ou dans l’ombre, lobbyistes rampant.


Quelques pistes cependant :

  • § Les multinationales pharmaceutiques en perte de vitesse dans les années 90 ont réactivé les peurs ancestrales de la maladie qu’il faut prévenir et traiter. Traiter les bien portants par des examens préventifs, vacciner à large échelle ou prescrire des dosages de marqueurs par millions chaque année.

 

  • § Les lobbies des médecines naturelles et toutes méthodes dérivées –, sport, sophrologie, hypnose.

 

  • § Tous les écœurés des relations avec la médecine académique dont le comportement hautain et autiste éloigne des traitements conventionnels pourtant souvent efficaces.


Le cancer est devenu la nouvelle téléréalité qui fait monter l’audimat. Combien d’émissions médicales par jour ? Et pour que cela paie, il faut évidemment que ce soit grave, très grave, presque insoluble. Le milieu de la communication, plus largement, bénéficie de ce lobby. Comment accepter que les grandes institutions, comme les centres anticancéreux, les centres privés ou publics d’hospitalisation, aient recours à des communicants professionnels ayant non seulement pignon sur rue mais aussi sur Internet et dans les ministères ?


Quand on connaît le prix des campagnes de pub que paieront ces établissements de soins inclus dans les prestations in fine payées par la Sécurité sociale, c’est indécent et contraire à la déontologie qu’on n’hésite pas à rappeler au médecin isolé dans sa campagne, créateur d’un site Internet. Que penser des liens suspects entre politiques, directeurs d’hôpitaux quand ils ont les mêmes communicants ?


En savoir plus sur //www.atlantico.fr/decryptage/plan-cancer-creation-peril-national-synonyme-budgets-faramineux-pour-laboratoires-nicole-delepine-643018.html#gkPSd1eQcEtBU5Ki.99

 

La construction politique d’un fléau social : le cancer, priorité nationale et le monde de l’argent


La transformation d’un fléau relatif en péril national associe politiques au plus haut niveau et représentants des académies de médecine, chirurgie, biologie, et institutions Inserm, Cnrs etc. qui y trouveront leurs intérêts. L’obtention de budgets souvent faramineux en lien avec le plan cancer pour de nombreux laboratoires sera une aubaine ainsi que pour les innombrables agences dérivées qui vont naître et recevoir des allocations très significatives (5). [...]

 

Pour mettre en place un plan cancer, publicité d’une politique volontariste, il fallait faire face à un ennemi emblématique. Il fut dénommé « tueur » dans le rapport Neuwirth (7) de 2001 sur la politique de lutte contre le cancer. Ce rapport concrétisait les angoisses récentes sur la politique du cancer en France et les propositions des centres anticancéreux pour organiser d’une main de fer le traitement du cancer dans notre pays. Le rapport Neuwirth en 2001 affirmait : « Le cancer est le principal défi auquel est confronté notre système de santé publique. » Il se basait, pour faire peur, sur l’augmentation du nombre des cancers en France expliquée en grande partie par le développement discutable des dépistages. Par contre la diminution de mortalité qui aurait dû rassurer la population n’était pas soulignée.

 

 

2. Articles de journaux, radio, livres, nombreux sites Internet.
3. Institut de veille sanitaire, "Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France en 2011", rapport technique, juin 2011.
4. J’entends par "guéri" l’absence de toute maladie décelable par les moyens sophistiqués actuels chez un patient dont les probabilités de décès lié à ce cancer sont équivalentes en pourcentage au risque de décès de la population globale du même âge, toutes causes confondues.
Plus simplement, les cancérologues parlent de guérison après cinq ans de première rémission complète : patient apparemment guéri après ses premiers traitements et n’ayant pas rechuté depuis cinq ans. Certains organisent de grandes fêtes dans les services pour fêter cette guérison symbolique.

5. Voir rapport 2012 de l’IGF sur les agences de l’État.
7. Rapport d’information n° 419 rectifié fait au nom de la Commission des affaires sociales par la mission d’information sur la politique de lutte contre le cancer par M. Lucien Neuwirth, sénateur. PV du 27-06- 2001.


En savoir plus sur //www.atlantico.fr/decryptage/plan-cancer-creation-peril-national-synonyme-budgets-faramineux-pour-laboratoires-nicole-delepine-643018.html#x2hmdYCHpPf1jzPG.99

 

Nicole Delépine explique que les laboratoires pharmaceutiques – dont les bénéfices (15 à 25 % du chiffre d'affaires) sont faramineux - imposent des prix scandaleux qu'aucun Etat ne devrait accepter. Extrait de "Le cancer, un fléau qui rapporte" (2/2).

 

 

Les labos pharmaceutiques imposent des prix très élevés qu'aucun Etat ne devrait accepter. Crédit Reuters

« Le but de la politique est de garder la population
inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité,
en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres,
tous étant imaginaires. »

Henry Louis Mencken (1880-1956)

[...]

Aujourd’hui, le coût du cancer s’élève seul à 14 milliards d’euros annuels pour 350 000 nouveaux patients et plus d’un million de malades cancéreux à 100 %. Sur plus de 65 millions d’habitants, le cancer représente 1 à 2 % des malades versus plus de 8 % des dépenses. D’autant plus que faire pleurer sur les pauvres cancéreux – prétendument privés de quelques mois de vie si on leur refuse les molécules toutes neuves, d’efficacité incertaine et plus chères que l’or – relève du jeu d’enfants. Les plans cancer successifs – initiés sous forme de mission cancer dès 1998 – imposèrent une nouvelle organisation de la cancérologie pour contrôler les modes de prise en charge du cancer en France et donner les traitements de leur choix. Oublié l’acharnement thérapeutique et la qualité de vie de malades auxquels la prescription de traitements éprouvés – capables de leur offrir confort et survie appréciables – nous aurait quasiment conduits auparavant à la plainte à l’Ordre.

Le vice-président du Comité consultatif national d’éthique (6) souleva le problème à partir d’un exemple concret et biaisé. Était-il éthique de dépenser 54 000 dollars pour allonger une espérance de vie de quelques mois ? Pour prolonger de douze mois la vie des 550 000 Américains qui décèdent du cancer tous les ans, le journal précisait qu’il faudrait dépenser 440 milliards de dollars supplémentaires par an. En France, au nom de l’équité, il fut décidé de libérer la prescription de ces innovations à prix de luxe. De quelle équité, par rapport à qui ? Du bonheur des laboratoires et de leurs complices. Les Français, pendant le même temps, n’auraient ni lunettes ni dentisterie remboursées. L’idéologie aveuglante, comme le dit l’amie de Mme la Ministre dans sa lettre ouverte (7).

La question à se poser n’était-elle pas plutôt : pourquoi acceptons-nous sans discussion des prix aussi exorbitants pour ces nouvelles molécules, prix non discutés au prétexte d’une recherche onéreuse et de prix communs à toute l’Europe ? Si l’Europe délire, délirons ensemble (sauf les Anglais qui adoptent une autre attitude et se font diffamer !). Les banques imposent aux États des récessions qui ne pourront à terme que casser le système.

 

Les laboratoires pharmaceutiques – dont les bénéfices (15 à 25 % du chiffre d’affaires) sont indécents, particulièrement en temps de crise – imposent des prix scandaleux qu’aucun État responsable ne devrait accepter, sous aucun prétexte. À titre d’exemple, dix-huit semaines de traitement avec une molécule ciblée comme le cetuximab (Erbitux* du laboratoire Merck) coûtent en moyenne 80 000 dollars et n’améliorent la survie médiane que de 1,2 mois. Dans sa grande bonté, le groupe pharmaceutique allemand Merck ne livre plus ce médicament contre le cancer aux hôpitaux publics grecs en raison de factures impayées. « Cela n’affecte que la Grèce, où nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela ne concerne que ce produit », explique M. Zachert, directeur financier de Merck au Börsen-Zeitung le 3 novembre 2012. Cynique ou inconscient, il ajoute : « Les Grecs pourront toujours se procurer l’Erbitux* dans les pharmacies. » Avec quel argent ? L’anticancéreux Erbitux* est le deuxième médicament sur ordonnance de Merck le plus vendu. Il a représenté un chiffre d’affaires de 855 millions d’euros en 2011. Ne pleurez pas pour Merck : il publie un bénéfice trimestriel meilleur que prévu le 26 octobre 2012 quelques jours avant la « punition » infligée aux hôpitaux grecs. Le chiffre d’ affaires s’est établi à 11,5 milliards de dollars. Merck anticipe un chiffre d’affaires 2012 au même niveau ou proche de celui de 2011 sur la base de taux de change constants. Manifestement insuffisant pour continuer à livrer les hôpitaux grecs.


Médecine ou finances ? La réforme drastique de la santé va encadrer les prescriptions médicales en cancérologie et bientôt, dans la foulée, dans les autres spécialités pour qu’aucun malade n’échappe aux nouvelles drogues aux prix astronomiques « au nom de l’équité ! », leitmotiv des dirigeants qui ne parlent que de justice quand ils nous enferment dans un carcan administratif au service de la finance.

Selon le rapport de l’Institut national du cancer (INCa) en 2010, en France, les dépenses d’anticancéreux récents (8) s’élevaient, dans les établissements publics et Espic (hors secteur privé) à 1,04 milliard d’euros en 2009, soit 6,5 % de plus qu’en 2008. La progression des dépenses impliquées par ces molécules est, de loin, bien supérieure à celle de l’ensemble
des médicaments.

Continuerez-vous à croire que la prescription d’un mois de crizotinib (Xalkori*) à 13 000 euros par mois par Pfizer soit acceptable et que les pauvres laboratoires vont renoncer à la recherche si ces prix délirants ne sont pas acceptés ? Xalkori* a été approuvé par la FDA pour le traitement d’un type de cancer du poumon : un potentiel mondial de ventes de 540 millions de dollars.

 6. Suite à un article du New York Times.

7. Lettre ouverte à Marisol Touraine, site Atlantico, novembre 2012.

8. De la « liste en sus » des nouvelles thérapies ciblées. 91 % des coûts des
anticancéreux de la liste en sus se répartissent entre 10 molécules qui
représentent 61 % des coûts, voir supra.
 

________________________________________________

 

Extrait de Le cancer : un fléau qui rapporte de Nicole Delépine, aux éditions Michalon


En savoir plus sur //www.atlantico.fr/decryptage/industrie-cancer-molecules-au-prix-exorbitant-et-efficacite-douteuse-nicole-delepine-643904.html#W270ZiW13fzEqX82.99



Discrimination positive: Genève va embaucher 4 femmes balayeuses de rue

Mots clés: social ; suisse ; femmes ; emploi

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Vue de Genève et de son jet d'eau

Insolite 24/02/2013 15:29

La ville de Genève va recruter cet été 4 femmes balayeuses de rue, qui travailleront aux côtés de 330 hommes employés au service municipal de la Voirie, après l'adoption d'une politique de discrimination positive lancée par l'élu chargé de "l'environnement urbain et de la sécurité" de la ville.

Selon le journal Suisse Le Matin Dimanche, qui révèle l'information, Guillaume Barazzone veut ainsi s'attaquer au "dernier bastion 100% masculin" de la ville.

"En 2013, le plus grand service de la ville doit s'ouvrir aux femmes, un service public ne doit pas être le bastion d'un sexe ou d'une communauté, la mixité professionnelle est souhaitable, c'est aussi un gage d'efficience", a déclaré l'élu genevois au journal.

Pour motiver les femmes à accepter un emploi dans la Voirie, la ville s'est engagée à prendre des mesures spéciales, comme l'aménagement de vestiaires séparés, et la mise en place de groupes mixtes, avec au moins deux femmes par groupe.

Enfin, les cadres de la Voirie ont reçu "pour mission de veiller à la bonne intégration" des femmes.

La rémunération moyenne mensuelle d'un employé de voirie est de 4.384 francs suisses (3.653 euros).

Les femmes ne sont pas exclues actuellement des services de la voirie, mais toutes celles qui ont déposé une candidature ont finalement renoncé à l'énoncé des conditions de travail, indique le journal, soit un travail physique à l'extérieur, par tous les temps, avec un horaire débutant à 4h30 ou 6h30 du matin.

En 2012, 39 femmes avaient déposé un dossier sur 575 candidatures à Genève.

 

 

 

HISTOIRE DE SOURIRE UN PEU

LES CONNERIES DE LA SEMAINE

 

 

2013/S08-2



26/02/2013
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