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Communiqué de l’intersyndicale

«Sanofi Recherche Toulouse est toujours en danger»

Les 600 salariés de Sanofi Toulouse contestent mordicus la stratégie de leur direction. «Le groupe Sanofi communique largement sur la santé, le bien être des patients. Il profite largement des aides publiques (150 millions de crédit impôt recherche en 2 012), du remboursement des médicaments, et pourtant s'engage dans un processus de destruction de sa recherche. Nous nous sommes documentés sur l'ensemble des acteurs de la zone scientifique toulousaine, nous avons pu constater sa diversité et sa valeur, assurent-ils contents du soutien des Toulousains. «Contrairement à ce qui a pu être dit et écrit parfois, le site de Sanofi Recherche Toulouse est toujours en danger. Le plan établi par notre direction, qui a commencé à être discuté par le comité central d'entreprise, prévoit le transfert, donc la disparition sur place, du service anti infectieux (recherche contre la tuberculose, sur les antibiotiques et maladies nosocomiales…) et de services support, en tout plus de 200 personnes», nuancent-ils. «Ce début de démantèlement cache toujours un futur incertain pour les salariés, voire une disparition complète du site. Scénario déjà vécu sur d'autres sites Sanofi. Il est inadmissible que Sanofi prétende restructurer sans licenciement alors qu'en réalité aucun reclassement n'est prévu sur Toulouse. L'objectif financier de diminution des postes serait obtenu par des mutations forcées non acceptées, entraînant des centaines de licenciements. Nous ne pouvons l'accepter.»

Cette prise de position de l’intersyndicale est importante car elle montre que l’avalanche de  communiqués  qui a suivi le CCE, n’a trompé personne. …sauf  le gouvernement, par la voix de Montebourg qui a  gobé ou fait semblant de croire que Toulouse était  sauvé. En réalité c’est l’inverse qui est devant nous SANOFI, veux se séparer du site de  Toulouse,  quitte a le démanteler dans un temps plus long,  ou à le fermer définitivement  sous couvert d 'une prétendue rentabilité défaillante. Théoriquement, cela suffirait au gouvernement qui  ne serait alors pas confronté à un plan de licenciement brutal, mais à une simple restructuration étalée dans le temps mais  pour une même issue , fatale .  Utiliser de  tels moyens pour anesthésier un gouvernement, réduire la douleur des salariés en étalant dans le temps reste sur le papier l’outil du parfait petit chimiste.  Mais l'intersyndicale a dors et déjà déclaré au représentant de Ayrault, Mr Pierre Bacheliet-Iltis, venu le 23 octobre les rencontrer que cela ne suffira pas.''Sanofi qui fait presque 9 milliards de bénéfice et supprime sa recherche, son outil industriel, ces emplois, n'est pas un scénario que l'on pourra habiller du sceau de la normalité'', lui ont il dit. A nous de casser les éprouvettes . 

 


 

Les mobilisations de Lyon le 25 octobre

TOULOUSE TOUJOURS A LA TETE DU COMBAT.

Il en est ainsi c’est bien l’intersyndicale de Toulouse qui à travers les jeudis de la colère et les déplacements à Paris, Montpellier puis Lyon a donné au conflit une dimension nationale et a fait bougé les lignes notamment sur la question de la loi contre les licenciements boursiers. Il a suffit que l’intersyndicale de SANOFI signale qu’elle participerait à la manif du 27 octobre, pour que cela débloque la situation sur la ville. La plus part des  secteurs confrontés à des plans de re structuration ou tout simplement en butte aux restrictions budgétaires ont appelés à la manif du 27 et cela à contraint l’ UD CGT, hostile au départ, à appeler à partir du jeudi 26 octobre. L’enchainement est parfait, mais il se situe  dans un contexte tout à fait favorable. Les salariés dans une grande majorité ont profité des dernières élections pour imposer un changement. Mais le choix s’est fait d’une façon très lucide, le score est serré, personne n’avait d’illusions. Depuis 2009 les sondages disaient au sujet de la crise, puis des retraites : « Nous sommes en désaccord avec Sarkosy, mais la gauche ne ferait pas mieux » Tout est dit et profiter de la tenue du congrès du PS, pour manifester son désaccord avec ce dernier était tout à fait impensable voilà quelques années. Les temps ont changé. 

Grace à cette manifestation les Sanofi ont obtenu au dernier moment une tribune au congrès du PS. Difficile en effet d'ignorer leur présence, leur action, sauf à se donner l'image de politiques ignorant la rue. Le texte de l'intersyndicale lu à cette occasion portait des messages forts dénonçant la stratégie de Sanofi dont les victimes seront les jeunes au travers des manques d'emploi et de formation, dont les victimes seront les patients à travers la perte d'étique et de recherche, dont les victimes seront les salariés socialement exclus, dont les victimes seront les Toulousains car des potentiels seraient détruits, et dont la victime finale sera l'état s'il cède aux chantages d'un grand groupe. Le texte appelait les responsables présents à agir pour que sanofi assume sa responsabilité sociétale et pour qu'enfin nous puissions faire reculer l'ultra libéralisme. La salle c'est levé à la fin pour des applaudissements nourris. C'est bien, mais nous retiendrons surtout, qu'un impressionnant parterre de ministres était présent. Le message est passé, ils ne peuvent, ne pourront pas plaider l'ignorance de la situation.

NE PAS LACHER MAINTENANT.

Sans nul doute le « répit   « , très médiatiquement proclamé et soit disant accordé au site de Toulouse  a produit  une petite démobilisation. Un quinzaine de jeudi, n’ont pas  encore contraint SANOFI à retirer son plan, et le gouvernement n’a pas traduit en loi la fermeté des mots : « patron voyou et loi sur les licenciements boursiers ». Mais il na faut pas baisser la garde maintenant, d’autant plus que nous avons évité l’un des écueil essentiel vu un peu partout dans  la  dernière période à savoir se mobiliser pour obtenir une prime de licenciement.  Preuve de la justesse de la cause de défense de l'activité par les Sanofi, le mouvement prends de l'ampleur. De 800 salariés mobilisés cet été dans les temps forts, on est passé à plus de 1000 à Paris le 3 octobre, et à 1600 à Lyon et dans toute la France le 25 octobre. En plus de la mobilisation des salariés, il y a encore de nombreux leviers à utiliser, en direction des pouvoirs publics, des élus pour une loi et enfin auprès de la communauté scientifique, présente depuis le début mais n’utilisant pas à plein son pouvoir et son prestige . Le besoin d'actions collectives est un impératif qui pourrait porter très loin et très fort nos revendications légitimes. 

  N’hésitez pas d’ouvrir les fichiers .des manifs et n’hésitez pas à aller sur le site « suivi de presse »

N’oubliez pas le 13 Novembre à UTOPIA Tournefeuille  débat sur la lutte des SANOFI autour du film de Costa Gavras en avant première « Capital »



31/10/2012
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