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Montebourg nous trahit

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Publié le 16/10/2012 08:33

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Sanofi : la mission qui interroge

 

restructuration

Des liens entre la direction de Sanofi et des collaborateurs du gouvernement révélés ces derniers jours, inquiètent quelque peu les 600 salariés de Toulouse sur leur avenir.

«Et si les dés étaient pipés ?» La solidité de la mission ministérielle sur l'avenir du site de Sanofi Toulouse, promise par Arnaud Montebourg il y a plusieurs jours, inquiète les salariés. Depuis quelques jours, un nom pour diriger la mission a filtré du ministère du Redressement productif. C'est André Syrota, le directeur général de l'Inserm, qui en prendrait la tête. Du côté de l'Inserm, sans démentir, on explique que le directeur «n'a pas encore reçu d'ordre de mission». Dans sa biographie disponible sur le site de l'Inserm, André Syrota est également présenté comme président de l'Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan). En avril dernier, cet organisme a signé, à Toulouse, un accord de collaboration de recherche avec la direction de Sanofi, «visant à identifier de nouvelles solutions capables de prévenir et de traiter les infections bactériennes et fongiques sévères». Ironie du sort, c'est la branche infectiologie qui est notamment menacée.

Des lobbyistes proches de François Hollande

Des dirigeants de Sanofi et André Syrota ont par ailleurs déjà été réunis lors d'un groupe de travail sur l'industrie de la santé pour le gouvernement.

«Cela nous paraît très bizarre», résume Jacques Monteau, délégué CGT. «De toute façon, il semblerait que le dossier soit remonté au cabinet du premier ministre et qu'Arnaud Montebourg n'ait pas la possibilité d'arrêter le plan de restructuration», ajoute-t-il.

Autre exiguïté qui interroge les syndicats : la direction de Sanofi a fait appel au cabinet parisien de lobbying Boury-Tallon et associés dans sa campagne de restructuration. Paul Boury, l'un des fondateurs est un proche de François Hollande, d'après Vincent Nouzille, auteur de «La République du copinage» aux éditions Fayard. D'après le ministre Arnaud Montebourg, Sanofi qui a accepté la tenue d'une telle mission ministérielle «intégrera la recommandation dans sa réflexion avec la volonté d'étudier toutes les solutions pour que le site garde, à terme, une vocation scientifique et technologique».

La Dépêche du Midi



16/10/2012
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