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Des nouvelles de notre belle maison

Aujourd'hui 12 Juillet 2012, Sanofi doit s'exprimer lors du CCE qui se tient à Chilly

Le salariés s'expriment, ils sont en grève et les télévisions font semblant de ne rien voir.

Alors voyons ce que dit la presse écrite et ce qu'en pense la toile

Sanofi annonce une réorganisation de ses activités mais reste muet sur l'emploi
Sanofi-Aventis veut produire plus de nouveaux médicaments. A l’issue d’un comité de groupe ce jeudi, le laboratoire pharmaceutique a annoncé une « réorganisation » de ses activités de recherche en France, de même qu’une optimisation de ses sites de production de vaccins (Sanofi Pasteur) et de ses fonctions support (services administratifs, informatique, achats, ressources humaines etc...).« Nous voulons faire en sorte que notre recherche produise plus de nouveaux médicaments qu'elle ne le fait actuellement et donner une nouvelle dynamique à la recherche de Sanofi en France », a expliqué à l'AFP Christian Lajoux, le président de Sanofi France. Cela passera « sûrement par une spécialisation des sites », a-t-il précisé.La question de l’emploi est « prématurée », a ajouté M. Lajoux qui parle de « réflexions » à ce stade. Des discussions plus précises auront lieu en septembre. D’après le Figaro, le groupe envisage de supprimer entre 1000 et 2000 emplois supplémentaires en France, après avoir déjà avoir réduit ses effectifs de 4000 personnes entre 2009 et 2011. La CFDT estime quant à elle que 1 200 à 2 500 postes sont menacés dans les entités Sanofi, Merial et Pasteur, ainsi que dans les fonctions support. Le groupe emploie 28 000 personnes en France.Sanofi sort du capital d'Yves Rocher« Il faut rendre plus compétitive notre situation », a affirmé M. Lajoux. « Nous sommes dans l'obligation de faire un certain nombre d'adaptations qui améliorent la performance économique des unités industrielles ». Ces déclarations visaient notamment le pôle vaccins, dont la production est actuellement répartie entre la région lyonnaise et la Normandie. Le pôle médicaments n’est pas a priori concerné par ces projets de réorganisation.Confronté à la fin des brevets sur ses médicaments vedettes, à une faible productivité de sa recherche et à un manque de relais de croissance, Sanofi-Aventis avait annoncé en septembre 2011 un plan d’économies de 2 milliards d’euros d’ici 2015. Il a par ailleurs annoncé ce jeudi la vente de sa participation dans le groupe de cosmétiques Yves Rocher (19,3%) à la famille Rocher qui contrôlera plus de 95% du capital à l’issue de l’opération. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Vers 15h25, le titre Sanofi cède 0,6% à la Bourse de Paris sur un marché en baisse de 1%.


12 juillet 2012 - 12H52 

Sanofi-Toulouse: les salariés en grève en attendant de connaître leur sort

Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique, situé sur le site du futur Oncopôle de Toulouse.
AFP - Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique, situé sur le site du futur Oncopôle de Toulouse, a-t-on appris de source syndicale.
Les salariés étaient massés devant l'entrée du bâtiment en attendant d'avoir des informations sur le comité central d'entreprise se déroulant au siège de l'entreprise à Chilly-Mazarin (Essonne).
"On veut montrer notre détermination à notre direction qui veut se désengager à Toulouse. Tout est envisageable, y compris la fermeture du site. C'est complètement déraisonnable", selon Robert Gensac, délégué CGT Sanofi-Aventis Recherche et développement à Toulouse.
Il dénonce aussi le report du CCE par la direction de mi-juin au 12 juillet, quand une partie du personnel est en vacances.
Le site de Toulouse compte une majorité de chercheurs.
Le groupe pharmaceutique, qui emploie environ 28.000 personnes en France, a annoncé la semaine dernière, lors d'un comité de groupe, une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support et doit légalement faire la même annonce jeudi au comité central d'entreprise des établissements de recherche (Chilly, Vitry-sur-Seine, Montpellier Toulouse et Strasbourg).

 

Sanofi : les salariés "entrent en résistance"

social

 
Le personnel veut faire entendre sa colère./ Photo DDM, Anna Meunier

Alors qu'un comité central d'entreprise se tient aujourd'hui à Paris, le site Sanofi de Toulouse, menacé de fermeture, est en grève. Les employés manifestent en fin de matinée.
Ils le savent. Le bras de fer qui s'annonce va être long et son issue est encore largement improbable. Mais les salariés de Sanofi-Toulouse sont déterminés à se battre. Tous tendus vers le même objectif : assurer la pérennité du site de recherche de la route d'Espagne et le maintien de l'activité, menacée par le plan de restructuration envisagé par la direction du groupe pharmaceutique, au nom de la productivité. « Nous entrons en résistance, prévient Pascal Delmas, le délégué syndical CFDT. Aujourd'hui, dans les messages qu'ils nous font passer, les responsables nous expliquent qu'on peut garder espoir. Ils nous disent : proposez-nous des solutions, on regardera. Mais les salariés ont envie unanimement de manifester leur colère ». En ce jour de comité central d'entreprise (CCE) qui devrait livrer encore quelques informations sur l'avenir du site, un grand rassemblement est donc prévu, en fin de matinée, devant les portes de la société. Alors qu'une délégation d'une cinquantaine de salariés montera en bus en région parisienne pour faire le siège des instances consultatives. « Nous sommes déterminés, mais nous ne voulons pas compromettre le futur et la recherche ici », souligne Pascal Delmas.
Dans les têtes des 614 salariés en CDI, beaucoup de choses se bousculent : les investissements de Sanofi réalisés avec des aides de l'État ou ces postes financés par le crédit impôt-recherche, les partenariats lancés dans le cadre du projet de l'Oncopole appelé à devenir une référence européenne dans la recherche et la lutte contre le cancer… Bref toutes les promesses de développement qui comptent désormais pour pas-grand-chose, quand il s'agit d'économiser 2 milliards d'euros d'ici à 2015.
Pour les chercheurs toulousains, la pilule est d'autant plus amère quand la direction explique que Toulouse ne fait pas partie des trois grands pôles innovants français que sont, à ses yeux, Paris, Lyon et Strasbourg. « Ce n'est pas entendable, s'insurge Gérard Falquet, le délégué CGT. Deux des quatre projets de recherches retenus en 2011 pour être développés par le groupe ont été initiés dans nos labos ». Captor et Toucan, c'est leurs noms, ont aussi été distingués par l'État dans la lutte contre le cancer. Une excellence mise en avant par les élus toulousains qui ont fait du dossier « un casus belli ». Hier encore, Christophe Borgel, le député socialiste de la circonscription, a posé une question d'actualité au gouvernement. La direction de Sanofi, elle, reste ferme sur sa stratégie et donne rendez-vous à tout le monde en septembre.

Des paroles et des actes…
Le site Sanofi est installé depuis 1960 au 195 route d'Espagne. Avant l'explosion d'AZF, il était devenu le site de regroupement des deux entités de recherche et développement
(R & D) du groupe en région toulousaine. Le 31 décembre 2010, le site de Labège a été totalement vidé et les salariés ont été regroupés route d'Espagne. Après AZF, ce n'est pas 3 hectares préalablement négociés avec l'armée, mais 15 hectares qui ont été acquis par Sanofi-Aventis dans le cadre du grand projet « Cancéropôle » nommé aujourd'hui Oncopole. La direction de sanofi-Aventis, forte des aides de l'État, s'était alors engagée sur une montée en puissance du site avec à terme 800 chercheurs pour 1 000 salariés et une ré-industrialisation du secteur dans la pharmacie. Plusieurs bâtiments ont été construits, dont une chimiothèque qui a coûté 30 millions d'euros. Mais en terme d'emploi, dix ans après, le compte n'y est pas.
Sanofi : grève des salariés à Toulouse, près de 500 manifestent dans l'Essonne
publié le 12/07/2012 à 12:50, mis à jour à 16:56

afp.com/Remy Gabalda
CHILLY-MAZARIN (Essonne) - Les trois quarts des 640 salariés du site de recherche de Sanofi à Toulouse étaient en grève jeudi pour protester contre un éventuel désengagement du groupe pharmaceutique, situé sur le site du futur Oncopôle de Toulouse, a-t-on appris de source syndicale.
Les salariés étaient massés devant l'entrée du bâtiment en attendant d'avoir des informations sur le comité central d'entreprise se déroulant au siège de l'entreprise à Chilly-Mazarin (Essonne).
"On veut montrer notre détermination à notre direction qui veut se désengager à Toulouse. Tout est envisageable, y compris la fermeture du site. C'est complètement déraisonnable", selon Robert Gensac, délégué CGT Sanofi-Aventis Recherche et développement à Toulouse.
Il dénonce aussi le report du CCE par la direction de mi-juin au 12 juillet, quand une partie du personnel est en vacances.
Le site de Toulouse compte une majorité de chercheurs.
Le groupe pharmaceutique, qui emploie environ 28.000 personnes en France, a annoncé la semaine dernière, lors d'un comité de groupe, une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support et doit légalement faire la même annonce jeudi au comité central d'entreprise des établissements de recherche (Chilly, Vitry-sur-Seine, Montpellier Toulouse et Strasbourg).
Environ 500 salariés de Sanofi, selon les syndicats, ont manifesté jeudi devant le siège de le recherche et développement pharmaceutique du groupe, à Chilly-Mazarin (Essonne), contre le "démantèlement de la recherche et développement".
"Entre 2009 et 2011, 4.000 postes ont été supprimés. Il est hors de question qu'il y ait encore des suppressions d'emplois dans ce groupe avec les profits qu'il réalise", a dénoncé Thierry Bodin, coordinateur CGT.
Sanofi a annoncé le 5 juillet une réorganisation dans la recherche, la production de vaccins et les fonctions support, sans préciser son impact sur les effectifs. Les syndicats y voient "un nouveau plan de restructuration" pouvant toucher 1.200 à 2.500 postes en France.
Selon Thierry Bodin, entre 400 et 500 salariés du site de Chilly-Mazarin, dont des chercheurs ou des ingénieurs, et une centaine de salariés du site de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), ont fait grève jeudi matin, pour participer au rassemblement devant le site de Chilly-Mazarin.
Vers 12H00, alors que le comité central d'entreprise, consacré à cette réorganisation, était toujours en cours, une centaine de salariés se trouvait devant l'entrée de Sanofi, a constaté une journaliste de l'AFP.
Une cinquantaine de salariés du site de Toulouse, concerné par d'éventuelles suppressions de postes et où les trois quarts des salariés sont en grève jeudi, s'est rendue jeudi à Chilly-Mazarin.
Ils ont rencontré Elias Zerhouni, président monde de la R&D: "nous sommes toujours dans les mêmes questionnements, dans l'attente", a précisé à l'AFP Laurence Millet, chercheuse à Toulouse et élue Sud-Chimie au comité d'établissement.
"Il est facile de dire que la recherche n'est pas bonne, quand on nous empêche de faire notre travail", a-t-elle ajouté, faisant état de 500 emplois qui pourraient être concernés, sur les 640 que compte le site de Toulouse, "des emplois hyper qualifiés", selon elle.
"Cette réunion de plus d'une heure a permis d'avoir un dialogue ouvert, franc et constructif sur les réflexions en cours concernant la vocation du site", a commenté Sanofi.
Le groupe pharmaceutique a indiqué à l'AFP avoir "engagé le 5 juillet une phase de dialogue avec les partenaires sociaux concernant des réflexions sur l'évolution de ses activités en France à l'horizon 2015".
Sanofi précise également avoir "affirmé sa volonté d'engager une phase de dialogue avec les partenaires sociaux dans le but de présenter un projet dans le courant du mois de septembre, ainsi qu'avec les représentants des collectivités locales et territoriales".







12/07/2012
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